À Beni, les jeunes sont appelés à faire un usage responsable des réseaux sociaux afin d’en tirer profit sans mettre en danger leur équilibre psychologique. Ces plateformes offrent des possibilités d’apprentissage, d’information et de rapprochement social, mais leur utilisation excessive peut également avoir des conséquences sur la santé mentale. La psychologue clinicienne Sali Sabuni et le jeune Gloire Kivethia se sont exprimés sur cette question ce jeudi 10 septembre 2026.
Pour la psychologue clinicienne Sali Sabuni, l’enjeu n’est pas de bannir les réseaux sociaux, mais d’apprendre à les utiliser avec modération et discernement. Elle encourage notamment les jeunes à contrôler le temps consacré aux écrans, à préserver leurs relations sociales dans la vie réelle et à rester attentifs aux signes pouvant traduire une utilisation devenue excessive.
« Les réseaux sociaux peuvent être de bons outils pour apprendre, s’informer, communiquer et même développer certaines initiatives, mais lorsqu’un jeune y passe énormément de temps, au point de négliger son sommeil, ses études, son travail ou ses relations avec les autres, cela peut progressivement affecter son équilibre psychologique. Il est donc important de savoir se fixer des limites, de ne pas s’isoler derrière les écrans et de rechercher de l’aide lorsqu’on constate que l’utilisation des réseaux sociaux commence à prendre le contrôle de sa vie », a expliqué Sali Sabuni.
De son côté, le jeune Gloire Kivethia reconnaît l’importance de ces plateformes dans le quotidien de la jeunesse de Beni, tout en plaidant pour une utilisation orientée vers des objectifs positifs. Il estime que les jeunes doivent privilégier les contenus susceptibles de contribuer à leur formation et à leur développement plutôt que de rester constamment connectés pour le simple divertissement.
« Les réseaux sociaux nous permettent aujourd’hui de rester en contact avec les autres, de suivre l’actualité, d’apprendre beaucoup de choses et parfois même de découvrir des opportunités. Mais nous devons aussi savoir les utiliser avec responsabilité, parce qu’il est facile de passer plusieurs heures devant son téléphone sans se rendre compte du temps qui passe. Les jeunes doivent donc apprendre à faire la différence entre ce qui leur est réellement utile et ce qui peut simplement leur faire perdre du temps ou avoir une mauvaise influence sur leur comportement », a déclaré Gloire Kivethia.
La sensibilisation reste ainsi nécessaire pour aider les jeunes de Beni à profiter des avantages du numérique tout en réduisant les risques liés à son usage excessif.
Faraja Katho, depuis Beni.