La hausse des prix des maisons en location suscite de plus en plus d’inquiétudes dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Entre l’afflux de personnes déplacées par la guerre et les exigences financières de certains propriétaires, trouver un logement devient un véritable défi pour plusieurs ménages.
Interrogé samedi 10 octobre par la rédaction de la RTEE Kivu, Jean Bedel, l’un des bailleurs de la ville, explique que les prix des loyers dépendent notamment du quartier et de la demande en logements, accentuée par l’arrivée de populations fuyant les zones affectées par les conflits armés.
« Le prix d’une maison en location varie selon le milieu où elle se trouve. L’arrivée de nombreuses personnes déplacées augmente également la demande en logements, ce qui influence les prix sur le marché locatif », explique Jean Bedel.
Du côté des locataires, les difficultés ne se limitent pas au montant du loyer. Lydie Kavugho dénonce notamment les pratiques de certains bailleurs qui exigent le paiement de plusieurs mois à l’avance, une condition difficile à remplir pour les ménages aux revenus modestes.
« Il est difficile pour un locataire de réunir plusieurs mois de loyer à la fois. Certains propriétaires exigent des paiements anticipés qui représentent une lourde charge pour les familles, surtout dans un contexte où les moyens financiers sont limités », déplore Lydie Kavugho.
Cette situation relance la question de l’accès à un logement abordable dans la ville de Beni, où la pression sur le marché locatif pèse aussi bien sur les familles locales que sur les personnes déplacées à la recherche d’un abri. La recherche d’un équilibre entre les exigences des bailleurs et les capacités financières des locataires demeure un enjeu important pour améliorer les conditions d’accès au logement.
Faraja Katho, à Beni