Après les consultations de Bujumbura initiées par le président en exercice de l’Union africaine, Enoch Syahikomia estime que la concertation demeure une voie démocratique pour résoudre les conflits. Un dialogue national véritablement inclusif pourrait constituer une piste de sortie pour la République démocratique du Congo, confrontée à plusieurs crises sur les plans sécuritaire, politique et social. C’est l’avis exprimé mercredi 8 juillet 2026 par Enoch Syahikomia, citoyen de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Cette réaction intervient après les consultations organisées à Bujumbura, au Burundi, par le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, avec plusieurs acteurs politiques et religieux congolais autour de la situation préoccupante que traverse la RDC. Pour Enoch Syahikomia, un dialogue national ne doit pas être perçu comme un signe de faiblesse, mais plutôt comme un outil démocratique permettant de rechercher des solutions communes aux difficultés qui touchent le pays.
Selon lui, la multiplication des crises exige une approche basée sur l’écoute, la concertation et la recherche du compromis entre les différentes composantes de la société congolaise.
« Le dialogue reste un mécanisme important dans toute démocratie. Lorsqu’un pays traverse une période difficile avec plusieurs problèmes qui se chevauchent, il est nécessaire de privilégier la discussion et la concertation afin de trouver des solutions durables. La violence ne peut pas être la réponse permanente aux conflits. Il faut donner une chance aux échanges sincères qui impliquent toutes les parties prenantes, notamment les représentants des communautés, les acteurs politiques et la société civile. », a déclaré Enoch Syahikomia.
Ce citoyen de Beni estime toutefois que la réussite d’un tel processus dépendra de son caractère inclusif et de la volonté réelle des participants de placer l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers. Il appelle ainsi les différentes parties prenantes à éviter les démarches excluant certaines composantes de la nation, estimant que toute initiative visant la paix doit tenir compte des préoccupations des populations affectées par les conflits.
« Un dialogue qui peut apporter des résultats doit être ouvert à toutes les sensibilités. Les populations qui vivent les conséquences des conflits doivent également être entendues, car elles connaissent mieux les réalités du terrain. Il ne suffit pas seulement de réunir les responsables politiques ; il faut aussi écouter les voix des communautés, des jeunes, des femmes et de toutes les personnes qui aspirent au retour de la paix. C’est de cette manière qu’on pourra construire une solution durable pour notre pays. », a-t-il ajouté.
Dans l’Est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les appels au dialogue se multiplient alors que les populations continuent de faire face aux conséquences des violences armées et des déplacements.
Pour plusieurs observateurs, la question reste désormais celle de la mise en place d’un cadre capable de garantir un dialogue crédible, inclusif et orienté vers des résultats concrets.
Faraja Katho, depuis Beni