Beni : Douglas Massiri enseignant à l’UCBC rappelle que le droit à une information fiable engage la responsabilité de chacun face aux fausses informations

Beni : Douglas Massiri enseignant à l’UCBC rappelle que le droit à une information fiable engage la responsabilité de chacun face aux fausses informations

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Yassin K.

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Le droit à une information fiable reste un enjeu majeur pour la population de Beni, en particulier dans un contexte où les rumeurs circulent à grande vitesse sur les réseaux sociaux. C'est l'affirmation de Douglas Massiri, enseignant à la faculté de communication de l'Université chrétienne bilingue du Congo (UCBC), au cours d'un entretien accordé à notre rédaction, ce mardi 29 septembre 2026.

Pour l'enseignant, l'accès à une information vérifiée ne dépend pas uniquement des professionnels des médias. Il repose aussi sur la responsabilité de chacun face à la propagation des fausses informations, à l'heure où un message peut être partagé des centaines de fois en quelques minutes, sans que personne ne se soucie de sa source.

« Aujourd'hui, à Beni comme ailleurs, tout le monde reçoit et partage de l'information à travers son téléphone. Le problème, c'est que beaucoup relaient des messages sans se demander d'où ils ne viennent ni s'ils sont vrais. Le droit à une information fiable est un droit pour toute la population, mais il implique aussi un devoir : celui de ne pas contribuer à la propagation de fausses informations. Avant de partager, chacun doit vérifier », a expliqué Douglas Massiri.

Selon lui, la circulation des rumeurs n'est pas sans conséquences pour les communautés. Dans une région éprouvée par l'insécurité et confrontée à des crises sanitaires, une information erronée peut semer la panique, alimenter la méfiance et fragiliser les efforts de sensibilisation menés sur le terrain.

« Une rumeur peut pousser des gens à faire de mauvais choix, à fuir sans raison, à refuser des soins ou à s'en prendre à d'autres. Dans un contexte comme le nôtre, ce sont des conséquences graves. C'est pourquoi il faut s'habituer à recouper l'information, à privilégier les sources reconnues et à se méfier de ce qui est présenté comme urgent ou alarmant sans preuve. Ce réflexe simple protège la communauté tout entière », a-t-il poursuivi.

L'enseignant de l'UCBC invite ainsi la population à adopter une attitude plus critique face aux contenus qui circulent en ligne, et à faire confiance aux médias et aux sources officielles qui vérifient leurs informations avant de les diffuser. Pour lui, la lutte contre la désinformation est une tâche collective, qui suppose l'engagement des journalistes comme celui des simples citoyens.

Ces propos interviennent à l'occasion de la Journée internationale de l'accès universel à l'information, dans un contexte où la vérification des faits s'impose de plus en plus comme une exigence pour préserver la cohésion sociale à Beni et dans toute la région.

Faraja Katho, depuis Beni

Tags : # Actualité # Butembo # Nord-Kivu # RDC

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