Aucun cas suspect ni confirmé de maladie à virus Ebola n’est, jusqu’à présent, enregistré dans les prisons et amigos des villes de Beni et Butembo. D’après le monitoring réalisé par la Fondation Prix Métal Mundu Ngawe, cette situation sanitaire reste stable dans les milieux carcéraux grâce au respect des mesures barrières. L’organisation appelle toutefois à maintenir la vigilance, estimant que la protection des détenus dépend également du comportement de la population à l’extérieur des maisons carcérales.
À la prison centrale de Kangbayi, à Beni, comme à la prison de Kakwangura, à Butembo, aucun cas suspect ou confirmé de MVE n’a été rapporté à ce jour, selon les informations issues du suivi effectué par la Fondation Prix Métal Mundu Ngawe. Cette organisation de défense des droits de l’homme encourage les responsables des établissements pénitentiaires, les détenus, les visiteurs et l’ensemble de la communauté à poursuivre l’application rigoureuse des mesures de prévention.
Kakule Musavuli, coordonnateur de la Fondation Prix Métal Mundu Ngawe, se veut rassurant sur la situation sanitaire dans ces deux maisons carcérales :
« Jusqu’à présent, notre monitoring montre qu’aucun cas suspect ou confirmé de maladie à virus Ebola n’est enregistré dans les prisons de Kangbayi à Beni et de Kakwangura à Butembo. La situation sanitaire des prisonniers reste donc stable en ce qui concerne cette épidémie. Cette situation est encourageante, mais elle ne doit pas nous amener à baisser la garde. Dans les maisons carcérales, où plusieurs personnes vivent dans un espace relativement limité, le respect des mesures barrières demeure indispensable. Il faut continuer à renforcer l’hygiène, la vigilance et les mécanismes de prévention afin d’éviter toute introduction éventuelle du virus dans ces établissements. »
Le responsable de cette organisation insiste également sur la nécessité pour la population non incarcérée de respecter les mêmes mesures de prévention.

Prison centrale de Kakwangura à Butembo
Selon lui, les détenus restent exposés aux risques provenant de l’extérieur à travers les contacts avec les visiteurs, le personnel pénitentiaire et d’autres intervenants.
« La sécurité sanitaire des prisonniers ne dépend pas uniquement de ce qui se passe à l’intérieur des prisons. Elle dépend aussi du comportement de la population qui est en contact avec ces établissements. Les visiteurs, les agents pénitentiaires et toutes les personnes qui entrent dans les maisons carcérales doivent respecter scrupuleusement les mesures de prévention. Nous devons éviter toute négligence, parce qu’un seul cas introduit dans un milieu carcéral pourrait avoir des conséquences importantes. C’est pourquoi nous appelons tout le monde à rester vigilant et à collaborer avec les services sanitaires afin de préserver cette situation qui reste, jusque-là, rassurante; » Kakule Musavuli, coordonnateur de la Fondation Prix Métal Mundu Ngawe.
Selon la même source, la prison centrale de Beni compte actuellement environ 2 300 détenus, tandis que la prison de Kakwangura, à Butembo, en compte environ 1 336. Tous sont, à ce stade, déclarés sains en ce qui concerne la maladie à virus Ebola.
La Fondation Prix Métal Mundu Ngawe recommande ainsi le maintien des mesures barrières et d’une surveillance sanitaire régulière dans ces établissements afin de préserver les détenus et le personnel pénitentiaire contre une éventuelle propagation de la maladie.
Babacar Vikwa depuis Butembo