Douze ans après, les victimes attendent encore. La prise en charge des victimes des massacres de Beni reste une préoccupation pour la Fondation Paluku Sivirwa (FOPASI). À l'occasion des 12 ans de commémoration de ces massacres, son coordonnateur, Kaba Wesi, plaide pour une journée dédiée à la mémoire des victimes et à la solidarité envers les survivants.
Pour le responsable de la fondation, le souvenir des disparus doit s'accompagner d'actes concrets en faveur de ceux qui vivent encore avec les conséquences de ces tueries. Il appelle à sensibiliser les élèves et les étudiants, pour que la mémoire de ces événements soit transmise aux jeunes générations, et à mobiliser des fonds pour venir en aide aux personnes touchées.
« Douze ans après les massacres de Beni, la prise en charge des victimes reste une préoccupation. Nous plaidons pour une journée dédiée à la mémoire des victimes et à la solidarité envers les survivants. Il faut sensibiliser les élèves et les étudiants, et mobiliser des fonds pour soutenir ceux qui ont tout perdu. Nous exhortons aussi le gouvernement à prévoir un budget annuel pour les victimes, en particulier les orphelins et les personnes affectées », a déclaré Kaba Wesi, coordonnateur de la FOPASI.
Kaba Wesi exhorte par ailleurs le gouvernement congolais à prévoir un budget annuel destiné à soutenir les victimes, notamment les orphelins et les personnes affectées. Pour lui, un appui régulier et prévisible permettrait de répondre durablement à leurs besoins, au-delà des gestes ponctuels.
Par cet appel, la FOPASI entend maintenir l'attention sur le sort des victimes, que le temps risque de faire oublier.
Faraja Katho, à Beni