Après quinze années d’interruption, le train urbain a officiellement repris du service ce mercredi 19 août 2026 dans la capitale de la République démocratique du Congo. La relance de ce moyen de trans

Après quinze années d’interruption, le train urbain a officiellement repris du service ce mercredi 19 août 2026 dans la capitale de la République démocratique du Congo. La relance de ce moyen de trans

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Ghislain Lukambo

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Après quinze années d’interruption, le train urbain a officiellement repris du service ce mercredi 19 août 2026 dans la capitale de la République démocratique du Congo. La relance de ce moyen de transport collectif, opérée par l’Office national des transports (ONATRA), est accueillie comme une réponse aux difficultés croissantes de mobilité auxquelles sont confrontés quotidiennement les habitants de Kinshasa.

Le premier convoi a quitté la gare de Tshenke, dans la commune de Masina, à 8h05, en direction de la Gare centrale. Le train est arrivé à destination à 9h23, après avoir effectué une dizaine d’arrêts intermédiaires permettant notamment de desservir plusieurs zones densément peuplées de la capitale.

Cette reprise intervient dans un contexte marqué par la congestion persistante des principaux axes routiers de Kinshasa. Le boulevard Lumumba, qui constitue l’une des principales voies reliant l’est de la capitale au centre-ville, est particulièrement affecté par les embouteillages, transformant parfois les déplacements quotidiens en véritable épreuve pour les usagers.

La remise en circulation du train urbain offre ainsi une nouvelle possibilité aux habitants qui effectuent chaque jour de longs trajets entre les quartiers périphériques et le centre-ville. En utilisant le rail, les passagers peuvent espérer contourner une partie des difficultés liées à la circulation routière et réduire le temps consacré aux déplacements.

Sur le plan tarifaire, les prix annoncés varient entre 2 000 et 5 000 francs congolais, selon la classe choisie. Ces tarifs concernent un trajet simple, à l’aller comme au retour. Pour une partie des usagers, cette grille tarifaire représente une option relativement accessible face aux dépenses quotidiennes liées au transport routier.

Dans les gares et à bord du premier convoi, plusieurs passagers ont exprimé leur satisfaction à la suite de cette reprise. Pour certains, le retour du train constitue surtout une réponse à une attente qui durait depuis de nombreuses années.

Cette relance est également perçue comme une opportunité de diversifier les moyens de transport disponibles dans la capitale. Avec une population en constante croissance et une circulation automobile particulièrement dense, Kinshasa doit faire face à des besoins de mobilité qui dépassent largement les capacités du seul transport routier.

Le train urbain pourrait ainsi contribuer à réduire la pression exercée sur les routes, à condition que le service soit maintenu de manière régulière et que sa capacité corresponde effectivement à la demande des usagers.

Pour les habitants de Masina et des autres communes desservies, l’intérêt du transport ferroviaire réside notamment dans sa capacité à assurer des déplacements relativement prévisibles, indépendamment des conditions de circulation sur les grands axes routiers.

Au-delà de l’aspect pratique, le retour du train urbain revêt également une dimension symbolique. Après quinze années d’arrêt, la remise en service de cette infrastructure est considérée par plusieurs habitants comme un signe de renaissance d’un service public longtemps attendu.

Certains usagers y voient même un symbole de modernisation de la capitale et de retour progressif à des solutions de transport collectif capables de répondre aux besoins d’une métropole de plusieurs millions d’habitants.

Toutefois, l’enjeu sera désormais de garantir la continuité et la fiabilité du service. La satisfaction enregistrée lors de cette première journée devra être confirmée dans la durée par une fréquence adaptée, une maintenance régulière des équipements, des conditions de sécurité satisfaisantes et une bonne organisation dans les différentes gares.

La réussite de cette reprise dépendra également de la capacité de l’ONATRA à maintenir un service suffisamment régulier pour convaincre les automobilistes et les usagers habituels du transport routier de privilégier davantage le rail.

Dans une ville confrontée quotidiennement aux embouteillages, le retour du train urbain constitue en tout cas une nouvelle option pour les déplacements entre l’est et le centre de Kinshasa. Pour les usagers, le principal espoir est désormais que cette reprise ne soit pas seulement ponctuelle, mais qu’elle marque le début d’une nouvelle ère pour le transport ferroviaire urbain dans la capitale.

John Kayumba, correspondant à Kinshasa.

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